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Journées européennes du patrimoine 2016 de la CUA

À nouveau cette année, la Communauté urbaine d’Alençon m’a demandé de réaliser son programme des Journées du patrimoine. Comme toujours, j’essaie de donner l’illusion que c’est le même graphiste qui a conçu le visuel national et ce dépliant local. Un bon exercice de mimétisme stylistique. Cette année, le visuel national consiste en de petits personnages de couleur apparaissant devant de grands caractères noirs.

Des personnages reconstitués

L’idée de faire apparaître en décoration, dans les pages intérieures du dépliant, les petits personnages colorés s’impose presque d’elle-même. Pour cela, il fallait reconstituer ces personnages en dessin vectoriel pour pouvoir les agencer à loisir dans la mise en page : le contrôle de leur positionnement et de leur nombre est en effet indispensable pour exploiter au mieux les espaces laissés libres par les textes, dont la mise en forme est imposée par des contraintes fortes dans la présentation des informations.
J’ai donc redessiné un à un plusieurs personnages et les ai disposé, après agencement entre eux et affectation des couleurs, à divers endroits de la mise en page.

Cliquer sur l’image ci-dessous pour afficher le pdf haute résolution.

Dépliant 2016 des journées du patrimoine - recto

Recto, complètement déplié, format A3.
Une fois plié, la couverture est constituée par le rectangle en haut à droite (10×15 cm env.).

Ci-dessous le verso.

Dépliant 2016 des journées du patrimoine - verso

Comme on le voit ci-dessus, pour éviter que l’ensemble fasse trop « bariolé » et n’accroche le regard au détriment des informations textuelles importantes, l’usage des personnages en couleur reste limité. Afin d’agrémenter le fond de page blanc, j’ai eu l’idée d’utiliser le visuel que j’ai proposé pour le pochoir qui allait être utilisé au sol pour marquer les emplacements de l’évènement : un personnage unique, grande taille, affublé du sigle « JEP 2016 » (JEP pour « Journées européennes du patrimoine »). La couleur bleue a été adoptée pour ce visuel de fond de page, ainsi que comme dominante globale, déclinant le bleu utilisé dans le visuel national.

pochoir-jep2016

photo-pochoir-en-situation

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Place de la Paix

Place de la Paix

Création à quatre mains, l’ouvrage propose au lecteur de porter son attention sur un quartier en pleine mutation, en laissant son regard être transformé au contact de trois points de vue d’artistes : les poèmes de Sonia Brault, les photographies de Gilles Juhel et les dessins de Sarah Lévèque (voir l’article précédent pour des précisions sur la nature de l’ouvrage).

Concept

Le concept de mise en page que j’ai proposé vise à donner une homogénéité aux différentes contributions (poèmes, photographies et dessins), tout en laissant à chacun d’eux son univers propre. Ainsi, les œuvres de chaque artiste apparaissent chacune sur sa page dédiée. Le sentiment d’homogénéité de l’ouvrage vient de la sélection soigneuse des œuvres et du choix de leur ordonnancement, ainsi que de l’ajout d’aplats de couleur sur les dessins (initialement en noir et blanc) et de lettrines colorées, qui m’ont permis de créer un sentiment d’harmonie, malgré les disparités formelles de départ des trois ensembles.

Couleur

Les aplats colorisant tel dessin de Sarah ont été choisis dans les dominantes de la photo de Gilles que j’ai retenue pour être en regard, créant non seulement un sentiment d’homogénéité, mais aussi, pour le lecteur curieux et joueur, des suggestions d’associations signifiantes, que j’ai voulues inattendues à l’image de la « mécanique » poétique et des imprévisibilités des associations d’idées humaines, d’autant plus marquées dans un quartier où les référents culturels proviennent de pays et de continents divers.

Dans certaines double-pages, photo et dessin se côtoient. Dans d’autres cas, des textes séparent les deux illustrations associées par la couleur. C’est dans ce cas la couleur de la lettrine qui « fait le pont » entre la photo et le dessin (voir pour exemple les planches 2 et 3 ci-dessous).

 

Place de la Paix : quelques double-pages intérieures et la 4e de couverture

 

Rythme

Non visible dans la sélection de planches ci-dessus, la succession des photos, dessins et textes a été étudiée pour créer un rythme riche et cyclique sur 8 pages, où toutes les combinaisons se retrouvent (double-pages avec seulement des images, avec seulement des textes, ou avec images et textes) – chaque medium pouvant requérir un temps de découverte propre.

Couverture

Le choix d’une composition en trois parties permet de rendre compte de la triple nature du contenu de l’ouvrage : photos, textes et images se trouvent ainsi présents d’une façon qui évoque déjà le type d’association qui les caractérisera à l’intérieur du livre : juxtaposition d’éléments qui a priori n’ont rien à voir, et qui pourtant se font écho, se répondent, se nourrissent de significations nouvelles au contact les uns des autres.

On pourra, si l’on veut, y voir un message : les humains, eux aussi, trouvent à s’enrichir et à se « mettre en harmonie » s’ils se côtoient suffisamment, dissolvant les représentations toutes faites dans la vraie rencontre d’histoires individuelles uniques. Cela demande d’être disposé à en prendre le temps. Riche idée je crois, car ce temps de la rencontre tient lieu, plus que tout autre peut-être, de véritable place de la paix.
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Sortie de Place de la Paix

Parmi les publications dont j’ai assuré cette année la conception graphique et la mise en page, Place de la Paix présente le regard croisé de trois artistes – une écrivaine, un photographe et une dessinatrice – sur un quartier d’Alençon en pleine restructuration urbaine. Avant de vous présenter l’ouvrage dans un billet à suivre, voici l’article de l’Orne Hebdo, paru à la sortie du livre, qui permet de situer l’intention et le contexte.

Article Orne Hebdo du 17 mai 2016Cliquer pour ouvrir plein écran dans un nouvel onglet

 

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Nouvelles du « Croqueur »

L’aventure du « Croqueur de livres » continue d’elle-même, de ses propres ailes. Le livre pour enfants, déjà présenté dans ce blog, a en effet été utilisé comme base d’inspiration pour l’invention de toute une série d’activités et évènements avec les enfants du quartier de Perseigne (Alençon 61), avec en prime l’invention d’un nouveau personnage (le docteur Pipolus). Chapeau bas pour l’équipe dynamique, créative et persévérante qui a su trouver de multiples façons d’étendre et de développer le potentiel du support pour, entre autres, rapprocher des enfants de la lecture et accroître leur envie de lire !

Voici le dernier article de presse paru à ce propos dans l’Orne Hebdo du 1er juillet.
Cliquer sur l’article pour l’afficher plein écran.

Le Croqueur de livres au château, article OrneHebdo du 01 07 2014 (Cliquer pour agrandir)

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Mise en page du « Croqueur de livres » : coulisses de la conception épisode 2

(Voir l’épisode 1)

Le graphisme des pages intérieures

Choix des contraintes :

  • adopter une mise en forme des textes suffisamment sobre et discrète pour ne pas faire concurrence aux superbes illustrations de Chiara ;
  • a contrario, avoir suffisamment d’éléments graphiques pour que les double-pages sans illustration ne soient pas ennuyeuses.

J’adopte quatre éléments de mise en forme graphique  principaux :

1. Des traces de pas. Elles évoquent l’idée de la filature, de l’enquête sur les traces du Croqueur, mais aussi l’itinérance des personnages, qui sont amenés à découvrir un nouvel endroit à chaque épisode. Ces traces apparaissent en haut de la première page de chaque nouveau chapitre. Le chemin qu’elles suivent est à chaque fois différent.

Utilisation des traces de pas à travers l'ouvrage

2. L’utilisation parcimonieuse mais régulière de la police et de la couleur du titre de couverture, pour amener de la couleur et du dynamisme dans les pages. Je décide d’adopter cette forme pour les titres de chapitres ainsi que pour des lettrines, qui apparaîtront au début de chaque page commençant par un texte narratif (et non un dialogue). À chaque fois, je dispose des « miettes rouges » ajoutées spécialement aux alentours de certaines lettres pour décliner l’effet « mangé » adopté pour la couverture.

Titres de chapitres et lettrines

3. Le texte de l’histoire est mis en forme avec deux polices différentes, l’une pour la narration, l’autre pour les dialogues. En plus d’apporter du rythme à la mise en page, elles aident les jeunes lecteurs à identifier les parties dialoguées.

Mise en forme du corps de texte avec une police spécifique pour les dialogues

4. Le coin en bas des pages de droite semble mangé, là où apparaît le numéro de page. Petit détail peaufinant l’effet dans le sens d’un certain réalisme « ludique » : plus on avance dans l’ouvrage, moins grand est le nombre des pages « croquées » restant à tourner.

Effet pages croquées à l'emplacement des numéros de pages

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