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Exposition « Séez… comme Cathédrale » 2/5 : Dépliant de présentation d’un circuit de visite

Dépliant "Aux sources du diocèse"

Je vous parlais dans l’article précédent d’un gros travail pour une exposition organisée par les Archives départementales de l’Orne à l’occasion des 700 ans de la cathédrale de Sées.

Parmi les réalisations graphiques à faire dans ce cadre – bien qu’en marge de l’expo – , figurait ce dépliant, qui présente un circuit de 5 églises, dans lesquelles se trouve une pièce particulière à découvrir. Le format du dépliant, une fois déplié, est un A4. Plié, il fait environ 10×30 cm.

Recherches sur la couverture

Le sous-titre du dépliant m’a donné l’idée de la couverture. En raison des vols, les églises sont, pour la plupart, fermées lorsqu’aucune présence n’y est assurée. Je sentais, avant les premières recherches, que cette idée d’une porte ouverte avait un potentiel de grande force graphique si aucun autre élément visuel ne venait « perturber ».

J’ai commencé par chercher la photo qui m’intéressait. Celle que j’ai choisie, de Daniel Sainthorant, présente l’avantage d’être une porte d’église, en plus d’être très belle. Elle offrait un cadrage intéressant et un « point de vue  » original : elle est en effet prise de l’intérieur (on  peut repérer à gauche le bénitier).

Après différents essais de cadrage pour trouver la meilleure solution de mise en page avec les textes à intégrer, j’ai travaillé les couleurs de l’image pour lui donner une dominante bleutée très marquée, évoquant la nuit (symbolisation de la nuit des origines, qui traduit visuellement le sens du sous-titre).

J’ai ensuite surexposé la partie de la photo correspondant à l’extérieur de l’église, et retouché l’image pour simuler une lumière intense, apportant un mystère qui n’est pas dans la photo originale, tout en suggérant un rapprochement entre l’idée de source (le titre) et celle de lumière. L’association des deux me semble être très évocatrice du sentiment religieux tel qu’il est traditionnellement matérialisé dans les représentations de saints ou de mystiques.

La présentation du circuit

Les pages intérieures, présentant le circuit, sont organisées autour d’une courbe bleu clair globalement horizontale, pouvant faire penser à un cours d’eau (toujours l’évocation du titre). Cette idée m’a permis de casser la monotonie de la présentation des 5 églises en disposant les illustrations le long de cet « axe » horizontal, matérialisant du même coup visuellement l’idée de circuit.

Le fond bleu a été travaillé de sorte de s’approcher au maximum des tons et du grain de la photo de couverture. Pour accentuer la cohérence visuelle de l’ensemble du dépliant, j’ai également superposé de façon subtile ce « fond bleu avec grain » à la texture de papier utilisée pour la carte des pages 5 et 6. L’ effet assure une réelle transition entre la couverture et la carte, très différentes l’une de l’autre.

Travail des textures sur le dépliant "Aux sources du diocèse"
La texture des pages intérieures (au centre) mélange le grain et les couleurs
de couverture (à gauche) avec le relief du papier de la carte (à droite)

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Exposition « Séez… comme Cathédrale » – 1/5 : L’affiche

Affiche de l'exposition "Séez... comme Cathédrale"

À l’intention particulière de mes visiteurs réguliers, et en guise d’excuses pour l’absence de nouvelles depuis quelques temps, voici l’affiche que je viens de réaliser pour une exposition qui me demande actuellement mes journées entières, week-end compris : un énorme travail à réaliser en quelques jours, en remplacement in extremis d’un graphiste tombé malade. En plus de l’affiche, 16 panneaux, un dépliant (avec plan !), une frise de 85 portraits, bref, de quoi s’occuper un bon bout de temps !

Je vous présenterai ces autres travaux lorsque le rush sera passé. D’ici là, je vous présente ce travail sur l’affiche.

Démarche de création

L’idée était, pour le titre, de bien mettre en avant le jeu de mots, qui me semblait devoir « sauter aux yeux » pour les spectateurs qui ne prononcent pas mentalement ce qu’ils lisent (Séez = C).

La demande des Archives départementales (conceptrices de l’expo) était de trouver une approche « moderne », graphique, qui rende perceptible la présence humaine. Les rares photos exploitables qu’on me fournissait étaient toutes des photos de « pierres », ce qui ne facilitait pas la chose. J’ai choisi des statuaires avec une forte présence visuelle des visages, soulignant leur importance par l’application de couleur et par la disposition de ces visages en haut et en bas de l’affiche, enserrant le titre.

Le choix de la photo centrale, servant de fond au titre, permet trois choses :

  • rendre immédiate la compréhension du sujet (utile vu le peu de temps dont l’oeil dispose en général sur une affiche, et vu de surcroît la relative difficulté à lire rapidement le mot cathédrale dans le titre)
  • faire un jeu intéressant entre la courbe du « C » et la ligne dessinée par la forme du pilier à gauche
  • assurer un bon contraste pour la lisibilité du titre vu de loin (la photo, grise et sombre, tranche avec le blanc des caractères)

La « modernité » souhaitée par mes commanditaires a été cherchée par plusieurs moyens :

  • originalité, pour un tel sujet, du choix d’une structure en trois zones rectangulaires horizontales superposées ; l’horizontalité des lignes ainsi marquées tranche avec la présentation visuelle classique des cathédrales, dans le sens vertical ; bien que cette verticalité « traditionnelle » soit bien présente ici aussi (continuité des lignes partant des têtes du bas et s’élevant, le long de la perspective des piliers de l’image du milieu, jusqu’au personnage accroupi du haut de l’affiche), ce qui domine graphiquement est bien l’horizontalité de la composition ;
  • lignes graphiques très revendiquées (courbe du C, très affirmée de par sa taille et par l’environnement : la courbe est à la fois renforcée par la forme du pilier de gauche et se poursuit, se prolonge en s’inversant dans le bras du personnage du haut) ;
  • couleurs appliquées sur les photos, apportant par la même occasion des tons chauds compensant la froideur de la pierre.

Un mot pour finir sur l’orthographe de Séez : le « z » n’est pas une erreur, cette orthographe désigne le diocèse (Sées est l’orthographe pour la ville).

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Numéro 11 de la série « Traces »

Numéro 11 de la série "Traces"

À paraître la semaine prochaine, voici le numéro 11 de la série publiée par les Archives municipales. De façon inhabituelle, ce numéro est consacré non pas à un thème mais à une personne, en l’occurence Lucien Kroll, architecte sollicité dans les années 80 par la ville d’Alençon pour repenser l’aménagement de l’un des quartiers les plus défavorisés, le quartier de Perseigne.
Autre particularité du numéro : la dominance habituelle des images est ici supplantée par les textes, véritables « héros » de ce numéro. Citations de Kroll, ces extraits permettent de comprendre l’état d’esprit très particulier de l’architecte.

Le graphisme tente de rendre compte de cet état d’esprit hors norme. Les textes sont, par exemple, orientés selon un sens de lecture vertical, obligeant ainsi à faire pivoter l’opuscule pour pouvoir les lire.

L’architecte initiait son travail par l’écoute des habitants. L’illustration de couverture s’en veut l’évocation : en surimpression sur le portrait du personnage, un de ses croquis semble dessiner une forme d’oreille qui fait également penser à la forme d’un point d’interrogation.

Kroll recherchait des solutions architecturales les plus variées possible, persuadé que l’uniformisation joue un grand rôle dans l’inhumanité d’un lieu – et par voie de conséquence dans la violence latente de cet environnement. J’ai traduit cette recherche de la diversité par un fond de couleur différent pour chaque double-page.

L’architecte cherchait toujours à découvrir les parcours et usages instinctifs de la population résidente pour s’en servir de guide dans l’élaboration de ses choix architecturaux. J’ai traduit cette approche par une mise en page où les textes épousent les lignes qui structurent les illustrations ou dessins de l’arrière-plan.

La dernière double-page marque une rupture avec les précédentes. Elle présente en effet les commentaires désabusés de l’architecte, constatant que ses propositions, en n’étant suivies que partiellement, s’en trouvent totalement dénaturées. J’ai exprimé cette différence de contenu de la double-page en rompant avec les caractéristiques majeures des mises en page précédentes : le fond n’est plus en couleur mais noir ; les textes ne sont plus verticaux mais horizontaux, pour traduire que l’originalité de l’approche avait été remise sur les rails conformistes des vues habituelles ; enfin, les illustrations colorées de l’architecte, exprimant sa vision, ont quasiment disparu, n’apparaissant plus qu’en filigrane derrière sa signature, comme un simple souvenir.

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Numéro 10 de la série « Traces »

Numéro 10 de la série "Traces" des Archives municipales

Nouveau numéro de cette série commandée par les Archives municipales d’Alençon. Pour la première fois depuis le début de cette série, mes commanditaires ont souhaité passer en quadrichromie.

J’ai donc essayé de trouver un traitement de la couleur qui puisse faire transition avec les précédents numéros en bichromie, en imitant le rendu bichromique plus particulièrement sur les première et quatrième de couverture.

L’effet papier froissé de la traditionnelle page 12 vise à faire un clin d’œil au sujet du numéro.

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Poster d’exposition pour les Archives municipales

Un des posters de l'exposition des archives municipales consacrée au corso fleuri

L’un des quatre posters qui ouvrent les différentes parties de l’exposition sur le Corso fleuri (exposition dont l’article précédent présentait l’affiche).

Il s’agit d’assez grands formats (60×80 cm).

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