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Visuel d’exposition pour Sid’Orne

Destiné à signaler le stand du collectif Sid’Orne dans des manifestations d’information du public, ce visuel grande taille fait écho aux éléments de la plaquette d’information que j’avais réalisée pour eux.

Mise en situation permettant d'apprécier l'échelle

affiche-exposition-sid-orne

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Dépliant d’information du collectif Sid’Orne 2/2 : le projet finalisé

[Cliquer sur les images pour agrandir]

depliant-SIDOrne-2012_couv

depliant-SIDOrne-2012_intpages intérieures

Couverture

Le choix de la couverture, parmi les différents projets que je vous avais présentés ici, s’est porté sur la version la plus percutante visuellement. J’ai travaillé la quatrième de couverture en reprenant l’idée graphique centrale (le symbole du cœur), mais en introduisant quelques éléments graphiques de l’illustration des pages intérieures (silhouettes dans la gamme des verts, formes circulaires ici matérialisées par des pointillés) afin d’assurer une continuité entre les deux faces du dépliant, très différentes tant du point de vue de la composition que de la couleur dominante.

La dominante rouge (couverture) et la dominante verte (pages intérieures) étant des couleurs complémentaires, une harmonie globale du document était néanmoins déjà présente, malgré le contraste frappant. Ces dominantes jouent un rôle fonctionnel délibéré : le rouge de couverture attire l’attention et situe le document comme traitant de l’amour au sens large (et pas seulement au sens de l’acte sexuel), comme voulu par le commanditaire. Le vert des pages intérieures permet de donner une impression apaisante pour désamorcer les évocations inquiétantes le plus souvent liées à la question du dépistage.

Illustration centrale

La demande était de représenter un carrefour, vu de dessus, constituant le point de convergence de plusieurs voies qui devaient représenter les choix possibles d’actions, et conduisant aux lieux ressources correspondants, représentés par un bâtiment représentatif. Cette demande était directement inspirée de l’illustration de la précédente version du dépliant, que voici :

illustration-ancient-depliant

L’illustration de l’ancien dépliant, dont je devais reprendre le concept

Un schéma m’a été fourni par l’équipe commanditaire pour me présenter l’idée, et les éléments à inclure :

schema

Le schéma qui m’a été fourni

Pour rendre l’illustration plus lisible et attractive, il fallait d’abord réduire et hiérarchiser les nombreuses informations textuelles et visuelles. La décision préalable que j’ai soumise au commanditaire a été d’abandonner l’idée des « villes » (dépistage land et prevention land), pour pouvoir hiérarchiser les informations sous un intitulé unique (« J’ai pris un risque », « j’en parle », etc.).

J’ai ensuite cherché à représenter le carrefour de la façon la plus dépouillée possible, afin de ne pas surajouter d’informations visuelles, les textes étant déjà nombreux. Plusieurs décisions m’ont permis d’arriver à un résultat très simple visuellement :

  • suppression de la représentation de bâtiments, qui n’apportait pas d’information en soi ;
  • réorganisation de la répartition et de la hiérarchie des textes. Le schéma présente, entouré dans des bulles, des textes à la première personne destinés à servir de titres de rubriques pour présenter des informations de même nature. Or ces textes sont de deux types différents : certains listent les motivations types justifiant l’intérêt pour le présent document d’information, d’autres les actions possibles. Séparer ces deux types de textes permet de les hiérarchiser différemment, et donc de gagner en clarté. En affectant aux actions le statut de titre, je pouvais dynamiser la lecture en orientant l’état d’esprit du lecteur vers l’action. Je limitais du même coup le nombre de titres, et disposais ainsi d’une plus grande liberté pour reprendre la taille imposante des titres de couverture. Cerise sur le gâteau, je pouvais ainsi également limiter le nombre de voies à représenter. Beaucoup de bénéfices en une seule décision !
  • En regroupant les personnages et leurs motivations au centre, j’économisais des voies à représenter, et mettais chaque personnage en situation d’être immédiatement prêt à prendre une voie de son choix, renforçant le sentiment dynamique de l’illustration et son message d’incitation à l’action.
  • En représentant les personnages de dos, je les orientais dans la même direction que le corps du lecteur – et non en face -, renforçant la possibilité de s’identifier, le sentiment de facilité à « rejoindre le groupe » représenté.
  • la représentation de voies me semblait susceptible de compliquer la lecture de l’illustration. La métaphore d’un carrefour de directions possibles était pertinente du point de vue conceptuel, mais représenter routes et signalisation allait amener à charger l’illustration de nombreux signes graphiques. J’ai donc cherché à conserver l’idée d’un carrefour de directions sans la matérialiser par une voirie. Il m’est rapidement apparu que la matérialisation de directions pouvait se faire « en creux », en représentant non pas les voies de déplacement elles-mêmes mais au contraire les espaces pleins qu’elles séparent. La forme en croix typique d’un carrefour apparaît ainsi sans être pour autant matérialisée elle-même graphiquement.  Autre innovation apportée : représenter les « espaces pleins » par des formes rondes (plutôt que rectangulaires), qui présentent plusieurs avantages : évocation des courbes du symbole de cœur en couverture ; évocation de ballons gonflés à l’hélium utilisés parfois pour la signalétique de grands espaces d’exposition ; absence d’angles, adoucissant l’impression générale de l’illustration.

Pour finir, j’ai décidé que les bulles (phylactères, matérialisant les motivations / pensées des personnages) seraient de simples rectangles aux bords arrondis, sans excroissance triangulaire traditionnellement utilisée en bande dessinée pour flécher le personnage s’exprimant. La désignation explicite d’un personnage étant absente pour chaque bulle, on peut ainsi attribuer chaque « pensée » au personnage de son choix, et trouver ainsi la combinaison parfaite pour se reconnaître, quels que soient notre motivation de lecteur, notre sexe ou notre âge.

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Dépliant d’information du collectif Sid’Orne 1/2 : la couverture

La demande initiale était de conserver le slogan et l’idée des silhouettes – pour symboliser la variété des situations familiales et des âges concernés.

J’ai vivement suggéré de ne pas conserver le visuel faisant office de logo (ruban rouge sur département de l’Orne) afin de centrer la couverture sur un visuel unique. J’ai suggéré d’adopter plutôt la solution d’un simple texte, rédigé du point de vue de l’intérêt direct du lecteur : « Où s’informer, etc. ».  Cette solution permet de rendre drastique la hiérarchisation de l’information visuelle, avec une très grande différence de taille entre le premier niveau (slogan + silhouettes) et le second (texte « secondaire »). L’effet, très graphique, des caractères grande taille, et la dissémination des silhouettes sur l’ensemble de la page, dynamisent et modernisent la composition. Le fond blanc permet à la fois d’obtenir un ensemble lumineux, tout en mettant en valeur l’intensité des couleurs adoptées pour le slogan et les silhouettes. L’adoption, pour le slogan d’une part et les silhouettes d’autre part, d’une gamme de couleurs restreinte, permet de bien distinguer les deux groupes l’un de l’autre malgré leur entremêlement dans l’espace de la page.

Ces deux autres propositions démontrent que l’idée des silhouettes peut ne pas être conservée dans la nouvelle version. En effet, les silhouettes n’apportent pas de contribution directe à la compréhension du message. Pire, elles peuvent dans une certaine mesure réduire les chances qu’un public particulier se reconnaisse et, partant de là, l’amener à déduire ne pas être concerné par l’information contenue dans le dépliant.

Ces propositions alternatives privilégient donc une illustration symbolique. Celle choisie (forme stylisée habituelle d’un cœur) permet une identification immédiate et intuitive du sujet, avant même que le texte ne soit lu. Elle matérialise l’intention d’orienter les messages de prévention SIDA sur une mise en contexte de la relation plus large et globale que le seul aspect sexuel.

La couleur rouge induite par le symbole du cœur présente deux avantages :

  • couleur très vive, chaude et dynamique, elle a un très fort potentiel d’accroche de l’attention ;
  • sa couleur complémentaire, le vert, peut être attribuée au texte « sans sida », conférant à ces mots les connotations rassurantes et apaisantes de cette couleur, à l’exact opposé de la peur que la maladie peut provoquer, et de son influence négative sur le désir d’information et de prévention.

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Exposition « Séez… comme Cathédrale » 5/5 : photos

Quelques photos prises avec un petit cybershot au musée d’art religieux de Sées lors du vernissage…

Photos de l'exposition "Séez... comme Cathédrale"

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Exposition « Séez… comme Cathédrale » 3/5 : les panneaux

Ci-dessous quelques-uns des 14 panneaux de l’exposition, imprimés sur bâches de 75 x 100 cm.

Pour rendre facilement perceptible que l’exposition est organisée en trois parties, un bandeau positionné en haut et reprenant l’une des trois photos de l’affiche sert de fond au titre du panneau.

Déclinant l’une des idées fortes de l’affiche (voir l’article concerné), une lettrine de très grande taille domine la composition. Par transparence, apparaît derrière elle une photo, choisie elle aussi pour être mise en valeur par sa taille. À elles deux, la lettrine et la photo grande taille donnent immédiatement au panneau une « marque » unique, un caractère qui le distingue graphiquement des autres tout en assurant la cohérence de l’exposition.

Quelques panneaux de l'exposition "Séez... comme Cathédrale"
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Exposition « Séez… comme Cathédrale » 2/5 : Dépliant de présentation d’un circuit de visite

Dépliant "Aux sources du diocèse"

Je vous parlais dans l’article précédent d’un gros travail pour une exposition organisée par les Archives départementales de l’Orne à l’occasion des 700 ans de la cathédrale de Sées.

Parmi les réalisations graphiques à faire dans ce cadre – bien qu’en marge de l’expo – , figurait ce dépliant, qui présente un circuit de 5 églises, dans lesquelles se trouve une pièce particulière à découvrir. Le format du dépliant, une fois déplié, est un A4. Plié, il fait environ 10×30 cm.

Recherches sur la couverture

Le sous-titre du dépliant m’a donné l’idée de la couverture. En raison des vols, les églises sont, pour la plupart, fermées lorsqu’aucune présence n’y est assurée. Je sentais, avant les premières recherches, que cette idée d’une porte ouverte avait un potentiel de grande force graphique si aucun autre élément visuel ne venait « perturber ».

J’ai commencé par chercher la photo qui m’intéressait. Celle que j’ai choisie, de Daniel Sainthorant, présente l’avantage d’être une porte d’église, en plus d’être très belle. Elle offrait un cadrage intéressant et un « point de vue  » original : elle est en effet prise de l’intérieur (on  peut repérer à gauche le bénitier).

Après différents essais de cadrage pour trouver la meilleure solution de mise en page avec les textes à intégrer, j’ai travaillé les couleurs de l’image pour lui donner une dominante bleutée très marquée, évoquant la nuit (symbolisation de la nuit des origines, qui traduit visuellement le sens du sous-titre).

J’ai ensuite surexposé la partie de la photo correspondant à l’extérieur de l’église, et retouché l’image pour simuler une lumière intense, apportant un mystère qui n’est pas dans la photo originale, tout en suggérant un rapprochement entre l’idée de source (le titre) et celle de lumière. L’association des deux me semble être très évocatrice du sentiment religieux tel qu’il est traditionnellement matérialisé dans les représentations de saints ou de mystiques.

La présentation du circuit

Les pages intérieures, présentant le circuit, sont organisées autour d’une courbe bleu clair globalement horizontale, pouvant faire penser à un cours d’eau (toujours l’évocation du titre). Cette idée m’a permis de casser la monotonie de la présentation des 5 églises en disposant les illustrations le long de cet « axe » horizontal, matérialisant du même coup visuellement l’idée de circuit.

Le fond bleu a été travaillé de sorte de s’approcher au maximum des tons et du grain de la photo de couverture. Pour accentuer la cohérence visuelle de l’ensemble du dépliant, j’ai également superposé de façon subtile ce « fond bleu avec grain » à la texture de papier utilisée pour la carte des pages 5 et 6. L’ effet assure une réelle transition entre la couverture et la carte, très différentes l’une de l’autre.

Travail des textures sur le dépliant "Aux sources du diocèse"
La texture des pages intérieures (au centre) mélange le grain et les couleurs
de couverture (à gauche) avec le relief du papier de la carte (à droite)

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Exposition « Séez… comme Cathédrale » – 1/5 : L’affiche

Affiche de l'exposition "Séez... comme Cathédrale"

À l’intention particulière de mes visiteurs réguliers, et en guise d’excuses pour l’absence de nouvelles depuis quelques temps, voici l’affiche que je viens de réaliser pour une exposition qui me demande actuellement mes journées entières, week-end compris : un énorme travail à réaliser en quelques jours, en remplacement in extremis d’un graphiste tombé malade. En plus de l’affiche, 16 panneaux, un dépliant (avec plan !), une frise de 85 portraits, bref, de quoi s’occuper un bon bout de temps !

Je vous présenterai ces autres travaux lorsque le rush sera passé. D’ici là, je vous présente ce travail sur l’affiche.

Démarche de création

L’idée était, pour le titre, de bien mettre en avant le jeu de mots, qui me semblait devoir « sauter aux yeux » pour les spectateurs qui ne prononcent pas mentalement ce qu’ils lisent (Séez = C).

La demande des Archives départementales (conceptrices de l’expo) était de trouver une approche « moderne », graphique, qui rende perceptible la présence humaine. Les rares photos exploitables qu’on me fournissait étaient toutes des photos de « pierres », ce qui ne facilitait pas la chose. J’ai choisi des statuaires avec une forte présence visuelle des visages, soulignant leur importance par l’application de couleur et par la disposition de ces visages en haut et en bas de l’affiche, enserrant le titre.

Le choix de la photo centrale, servant de fond au titre, permet trois choses :

  • rendre immédiate la compréhension du sujet (utile vu le peu de temps dont l’oeil dispose en général sur une affiche, et vu de surcroît la relative difficulté à lire rapidement le mot cathédrale dans le titre)
  • faire un jeu intéressant entre la courbe du « C » et la ligne dessinée par la forme du pilier à gauche
  • assurer un bon contraste pour la lisibilité du titre vu de loin (la photo, grise et sombre, tranche avec le blanc des caractères)

La « modernité » souhaitée par mes commanditaires a été cherchée par plusieurs moyens :

  • originalité, pour un tel sujet, du choix d’une structure en trois zones rectangulaires horizontales superposées ; l’horizontalité des lignes ainsi marquées tranche avec la présentation visuelle classique des cathédrales, dans le sens vertical ; bien que cette verticalité « traditionnelle » soit bien présente ici aussi (continuité des lignes partant des têtes du bas et s’élevant, le long de la perspective des piliers de l’image du milieu, jusqu’au personnage accroupi du haut de l’affiche), ce qui domine graphiquement est bien l’horizontalité de la composition ;
  • lignes graphiques très revendiquées (courbe du C, très affirmée de par sa taille et par l’environnement : la courbe est à la fois renforcée par la forme du pilier de gauche et se poursuit, se prolonge en s’inversant dans le bras du personnage du haut) ;
  • couleurs appliquées sur les photos, apportant par la même occasion des tons chauds compensant la froideur de la pierre.

Un mot pour finir sur l’orthographe de Séez : le « z » n’est pas une erreur, cette orthographe désigne le diocèse (Sées est l’orthographe pour la ville).

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