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Dépliant de l’Association des amis du musée de Sées

Ces derniers temps, peu de choses méritant de figurer ici (travaux de maintenance de sites, travaux pour l’impression plus proches de l’exécution que de la création…). Histoire de ne pas vous laisser croire que je suis parti aux Seychelles pendant tout ce temps, voici quand même un travail assez récent pour l’Association des amis du musée de Sées, pour laquelle j’ai naguère réalisé le logo (voir l’article correspondant). Il s’agit d’un dépliant A4 trois volets, format très classique s’il en est, tout à fait approprié au projet.

Couverture du dépliant de l'association des amis du musée de Sées

Couverture

Le dépliant présentant l’association et ses objectifs, l’idée graphique principale est de décliner le logo, afin de donner le plus de force possible à ce visuel nouveau pour le public.

Trois images ont été retenues, couvrant trois domaines de l’expression artistique pour matérialiser la variété du fonds. Les deux photos de gauche se répondent, le personnage en haut semblant regarder celui du bas qui semble le pointer du doigt, lien amusant renforcé par le graphisme. L’utilisation de la forme du logo pour délimiter les images permet :

    • de donner une image moderne et graphique au document ;
    • de suggérer que les œuvres du musée sont comme les pièces d’un puzzle, qui se complètent et se répondent, et font l’objet d’une mise en situation qui les relie à leur contexte ;
    • de suggérer que les pièces du musée ne sont pas tout à fait complètes, pas totalement elles-mêmes tant qu’elles ne sont pas plus accessibles au grand public. Les bandes « manquantes »sont la métaphore de cette incomplétude. Le logo, qui apparaît comme en cours d’imbrication entre deux dents du peigne, semble chercher à compléter la partie manquante.

La couverture peut donc être vue comme symbolisant le travail de l’association, qui vise à la fois à mettre en lien les œuvres entre elles, et améliorer leur diffusion et leur accessibilité pour le grand public.

L’effet visuel produit par les bandes fait penser aux perforations des pellicules de cinéma, intéressante à plusieurs titres : évocation du travail sur le temps, du travail « pédagogique », qui provoque l’apparition du sens des images par la révélation, entre autres, de leur succession chronologique…

Pages intérieures du dépliant de l'association des amis d musée de Sées

Pages intérieures (cliquer sur l’image pour agrandir)

Les pages intérieures déclinent les caractéristiques principales de la couverture : titres inclinés sur un axe de 4° ; images intégrées dans la forme du logo, également inclinées de 4°. Pour des raisons de tenue de l’ensemble de la construction, et de prise en compte de l’apparence du document une fois le façonnage réalisé, le corps du texte a été maintenu dans des cadres verticaux non inclinés. La disposition des images vise à briser la prévisibilité de la présentation liée à l’affectation d’un chapitre par volet, rythmant ainsi le corps du texte différemment à chaque page, et donnant une dynamique globale aux pages qui apparaissent comme une seule image globale.

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Logo de l’Association des amis du musée de Sées

Logo de l'Association des amis du musée dArt religieux de SéesVersion finale retenue

Cette version adoptée par l’Association privilégie la modernité de la mise en forme du texte. L’adoption d’un pictogramme dont la symbolique est mystérieuse pour les non-initiés (voir plus bas l’explication), met en avant la volonté d’aiguiser la curiosité du public.

L’adoption du rouge vise à matérialiser le dynamisme de l’association, l’enthousiasme, la passion, l’énergie, symboliques usuelles en occident de cette couleur.

Le pictogramme représente l’une des pièces les plus remarquables du fonds du musée : le peigne liturgique de Thomas Becket (XIIe siècle – photo ci-dessous). La stylisation de l’objet a visé la plus grande simplification possible du contour, afin d’aboutir à une forme lisible à très petite échelle, mais aussi à une forme pouvant passer pour symbolisation abstraite. Le nombre d’encoches a été considérablement réduit, leur profondeur augmentée afin d’obtenir une proportion plein/vides plus équilibrée.

L'une des pièces les plus remarquables du musée de Sées, le peigne liturgique de Thomas Becket

L’une des pièces remarquables du musée d’art religieux de Sées, ayant inspiré le logo

D’autres propositions de logo ont été faites, dans des directions différentes :

Autre piste de recherche pour le logo de l'association des amis du musée de Sées

La première de ces propositions alternatives matérialise l’objectif principal de l’association : faire rayonner la connaissance du fonds du musée auprès du public le plus large possible. Inscrit dans un carré rouge (la forme carrée symbolisant le musée lui-même), le nom de l’association est mis en forme de sorte que les mots « musée » et « de Sées » soient visibles dès le premier coup d’œil, facilitant l’identification immédiate du secteur d’activité de l’association. En surimpression, entourant le nom de l’association, un cercle joue un double rôle :

  • il matérialise l’idée de rayonnement, de diffusion, grâce à l’évocation d’une onde de propagation (comme celle créée par une pierre lancée dans l’eau et vue de dessus)
  • il évoque également l’auréole de sainteté, matérialisant ainsi le caractère religieux des œuvres conservées au musée.

Autre piste de recherche pour le logo de l'association des amis du musée de Sées

Cette seconde proposition correspond à la demande initiale de l’association qui était de ne pas utiliser le nom complet de l’association dans le logo en raison de sa longueur, jugée trop grande, et donc d’utiliser plutôt les initiales.

Le dessin représente l’auréole de sainteté. Il est placé « autour » des initiales des mots « art religieux ». Des filets évoquent la matérialisation du rayonnement, telle qu’elle est adoptée dans certaines icônes religieuses mais aussi de façon très intuitive dans le dessin au trait.

L’absence de musicalité de l’acronyme, la trop faible probabilité pour que l’association devienne célèbre au point de ne plus avoir besoin d’indiquer son nom complet, et quelques autres considérations m’ont amené à suggérer à l’association de ne pas privilégier cette piste de recherche, au profit de pistes affichant le nom complet.

Autre piste de recherche pour le logo de l'association des amis du musée de Sées

Cette dernière piste se caractérise par une nouvelle façon de styliser le peigne liturgique. Ici, seule une partie du
peigne est représentée. Avec cette approche, le dessin abandonne toute velléité d’être identifiable, pour devenir une simple forme graphique.
Le bénéfice est entre autres d’atteindre un plus fort degré d’abstraction, qui permet d’autoriser des
lectures symboliques. Parmi celles-ci :
• des lignes d’écriture, regroupées et comme « validées » par une accolade ;
• les lignes horizontales croisant la ligne verticale courbe évoquent le trajet d’items sortant d’une enceinte, d’une bulle. On peut y voir l’idée de faire sortir d’une certaine confidentialité le fonds du musée, à destination du public le plus large ;
• l’association de chaque ligne horizontale avec la ligne convexe verticale s’apparente à la forme d’une flèche dirigée vers la droite, dans la direction symbolisant l’avenir.
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Exposition « Séez… comme Cathédrale » 5/5 : photos

Quelques photos prises avec un petit cybershot au musée d’art religieux de Sées lors du vernissage…

Photos de l'exposition "Séez... comme Cathédrale"

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Exposition « Séez… comme Cathédrale » 4/5 : galerie de portraits

L’accès aux salles d’exposition du musée d’art religieux de Sées se fait par un long couloir. La demande des commissaires de l’exposition était d’utiliser cet espace pour présenter une frise regroupant les 84 portraits d’évêques ornant les murs de l’évêché.

À l’évêché, ces portraits d’évêques, assez grands, sont accrochés aux murs sur deux rangées, comme le montre la photo ci-dessous :

Salon de l'évêché de Seés

Le travail consistait à trouver une solution pour que les 84 portraits soient tous présentés, à une taille correcte, dans le couloir du musée. Il ne s’agissait donc pas de faire à proprement parler une création graphique, l’objectif étant d’être aussi proche que possible de la « galerie » d’origine. Néanmoins, c’est bien une solution graphique qu’il fallait trouver pour répondre à la demande formulée.

La première question à résoudre était celle de la taille et de la disposition des portraits. À partir des mesures du couloir, il fut vite évident que la seule façon de présenter l’intégralité des 84 portraits à une taille correcte était de les présenter sur deux rangées. La disposition des portraits dans la galerie de l’évêché étant justement elle aussi sur deux rangées, cela tombait bien : on était ainsi « fidèle à l’original », et j’allais pouvoir reproduire les moulures qui séparent les portraits les uns des autres, afin de « rythmer » la galerie.

Restait la question de savoir comment réaliser la frise, imprimée sur bâche.

Les Archives m’ont fourni la série complète de photos de chacun des portraits. Ces photos sont d’une qualité très moyenne, comme on pourra en juger avec ces deux exemples, représentatifs des défauts techniques de l’ensemble :

Exemples représentatifs des photos fournies

Comme on le voit, non seulement les photos sont surexposées, mais de plus elles présentent des dominantes de couleur très variables. Pour couronner le tout, elles ne sont pas prises du même angle, et la déformation due à la perspective est à la fois marquée et très différente d’une photo à l’autre. Enfin, le photographe n’ayant pas pu éclairer à partir du même angle, l’ombre générée se trouve dans un axe différent sur chaque photo… quand elle n’est pas coupée par le cadrage !

Voici, expliquée en image, la solution graphique que j’ai mise au point. La bâche montrée ici en exemple fait 3,30 m sur 74 cm de hauteur  (il y a 4 bâches au total, de longueurs différentes en raison des contraintes du couloir) :

Présentation de la solution graphique trouvée pour la frise

Photos en situation à découvrir prochainement (le vernissage a lieu mardi, je prendrai quelques photos…).
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Exposition « Séez… comme Cathédrale » 3/5 : les panneaux

Ci-dessous quelques-uns des 14 panneaux de l’exposition, imprimés sur bâches de 75 x 100 cm.

Pour rendre facilement perceptible que l’exposition est organisée en trois parties, un bandeau positionné en haut et reprenant l’une des trois photos de l’affiche sert de fond au titre du panneau.

Déclinant l’une des idées fortes de l’affiche (voir l’article concerné), une lettrine de très grande taille domine la composition. Par transparence, apparaît derrière elle une photo, choisie elle aussi pour être mise en valeur par sa taille. À elles deux, la lettrine et la photo grande taille donnent immédiatement au panneau une « marque » unique, un caractère qui le distingue graphiquement des autres tout en assurant la cohérence de l’exposition.

Quelques panneaux de l'exposition "Séez... comme Cathédrale"
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Exposition « Séez… comme Cathédrale » 2/5 : Dépliant de présentation d’un circuit de visite

Dépliant "Aux sources du diocèse"

Je vous parlais dans l’article précédent d’un gros travail pour une exposition organisée par les Archives départementales de l’Orne à l’occasion des 700 ans de la cathédrale de Sées.

Parmi les réalisations graphiques à faire dans ce cadre – bien qu’en marge de l’expo – , figurait ce dépliant, qui présente un circuit de 5 églises, dans lesquelles se trouve une pièce particulière à découvrir. Le format du dépliant, une fois déplié, est un A4. Plié, il fait environ 10×30 cm.

Recherches sur la couverture

Le sous-titre du dépliant m’a donné l’idée de la couverture. En raison des vols, les églises sont, pour la plupart, fermées lorsqu’aucune présence n’y est assurée. Je sentais, avant les premières recherches, que cette idée d’une porte ouverte avait un potentiel de grande force graphique si aucun autre élément visuel ne venait « perturber ».

J’ai commencé par chercher la photo qui m’intéressait. Celle que j’ai choisie, de Daniel Sainthorant, présente l’avantage d’être une porte d’église, en plus d’être très belle. Elle offrait un cadrage intéressant et un « point de vue  » original : elle est en effet prise de l’intérieur (on  peut repérer à gauche le bénitier).

Après différents essais de cadrage pour trouver la meilleure solution de mise en page avec les textes à intégrer, j’ai travaillé les couleurs de l’image pour lui donner une dominante bleutée très marquée, évoquant la nuit (symbolisation de la nuit des origines, qui traduit visuellement le sens du sous-titre).

J’ai ensuite surexposé la partie de la photo correspondant à l’extérieur de l’église, et retouché l’image pour simuler une lumière intense, apportant un mystère qui n’est pas dans la photo originale, tout en suggérant un rapprochement entre l’idée de source (le titre) et celle de lumière. L’association des deux me semble être très évocatrice du sentiment religieux tel qu’il est traditionnellement matérialisé dans les représentations de saints ou de mystiques.

La présentation du circuit

Les pages intérieures, présentant le circuit, sont organisées autour d’une courbe bleu clair globalement horizontale, pouvant faire penser à un cours d’eau (toujours l’évocation du titre). Cette idée m’a permis de casser la monotonie de la présentation des 5 églises en disposant les illustrations le long de cet « axe » horizontal, matérialisant du même coup visuellement l’idée de circuit.

Le fond bleu a été travaillé de sorte de s’approcher au maximum des tons et du grain de la photo de couverture. Pour accentuer la cohérence visuelle de l’ensemble du dépliant, j’ai également superposé de façon subtile ce « fond bleu avec grain » à la texture de papier utilisée pour la carte des pages 5 et 6. L’ effet assure une réelle transition entre la couverture et la carte, très différentes l’une de l’autre.

Travail des textures sur le dépliant "Aux sources du diocèse"
La texture des pages intérieures (au centre) mélange le grain et les couleurs
de couverture (à gauche) avec le relief du papier de la carte (à droite)

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Exposition « Séez… comme Cathédrale » – 1/5 : L’affiche

Affiche de l'exposition "Séez... comme Cathédrale"

À l’intention particulière de mes visiteurs réguliers, et en guise d’excuses pour l’absence de nouvelles depuis quelques temps, voici l’affiche que je viens de réaliser pour une exposition qui me demande actuellement mes journées entières, week-end compris : un énorme travail à réaliser en quelques jours, en remplacement in extremis d’un graphiste tombé malade. En plus de l’affiche, 16 panneaux, un dépliant (avec plan !), une frise de 85 portraits, bref, de quoi s’occuper un bon bout de temps !

Je vous présenterai ces autres travaux lorsque le rush sera passé. D’ici là, je vous présente ce travail sur l’affiche.

Démarche de création

L’idée était, pour le titre, de bien mettre en avant le jeu de mots, qui me semblait devoir « sauter aux yeux » pour les spectateurs qui ne prononcent pas mentalement ce qu’ils lisent (Séez = C).

La demande des Archives départementales (conceptrices de l’expo) était de trouver une approche « moderne », graphique, qui rende perceptible la présence humaine. Les rares photos exploitables qu’on me fournissait étaient toutes des photos de « pierres », ce qui ne facilitait pas la chose. J’ai choisi des statuaires avec une forte présence visuelle des visages, soulignant leur importance par l’application de couleur et par la disposition de ces visages en haut et en bas de l’affiche, enserrant le titre.

Le choix de la photo centrale, servant de fond au titre, permet trois choses :

  • rendre immédiate la compréhension du sujet (utile vu le peu de temps dont l’oeil dispose en général sur une affiche, et vu de surcroît la relative difficulté à lire rapidement le mot cathédrale dans le titre)
  • faire un jeu intéressant entre la courbe du « C » et la ligne dessinée par la forme du pilier à gauche
  • assurer un bon contraste pour la lisibilité du titre vu de loin (la photo, grise et sombre, tranche avec le blanc des caractères)

La « modernité » souhaitée par mes commanditaires a été cherchée par plusieurs moyens :

  • originalité, pour un tel sujet, du choix d’une structure en trois zones rectangulaires horizontales superposées ; l’horizontalité des lignes ainsi marquées tranche avec la présentation visuelle classique des cathédrales, dans le sens vertical ; bien que cette verticalité « traditionnelle » soit bien présente ici aussi (continuité des lignes partant des têtes du bas et s’élevant, le long de la perspective des piliers de l’image du milieu, jusqu’au personnage accroupi du haut de l’affiche), ce qui domine graphiquement est bien l’horizontalité de la composition ;
  • lignes graphiques très revendiquées (courbe du C, très affirmée de par sa taille et par l’environnement : la courbe est à la fois renforcée par la forme du pilier de gauche et se poursuit, se prolonge en s’inversant dans le bras du personnage du haut) ;
  • couleurs appliquées sur les photos, apportant par la même occasion des tons chauds compensant la froideur de la pierre.

Un mot pour finir sur l’orthographe de Séez : le « z » n’est pas une erreur, cette orthographe désigne le diocèse (Sées est l’orthographe pour la ville).

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