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Refonte du logo du salon du livre d’Alençon

Refondre un logo n’est pas la même chose qu’en créer un ex-nihilo : un visuel a déjà été associé à la raison sociale de la structure, il s’agit donc de tenir compte de cette « histoire ». Il ne s’agit pas pour autant d’en être prisonnier, surtout lorsque le visuel « historique » présente des défauts marqués. C’est toute la difficulté, et l’intérêt, du travail.

Le logo existant du salon du livre d’Alençon (voir ci-dessous) présentait de fait des défauts importants : très mauvaise lisibilité des textes, illisibilité totale de l’image à petite taille, concept hétéroclite (lieu du salon stylisé + livres), réalisation techniquement médiocre (trait mal assuré, recherche de stylisation inaboutie, hétérogénéité de la mise en forme des textes, choix contestable de l’intégration des textes à l’intérieur du dessin, etc.).

Comment faire référence à ce logo sans que ses défauts ne constituent d’entraves à la nouvelle création ?

Logo original du salon du livre d'Alençon, à refondreLe logo initial, à refondre

Ma première décision a été de ne conserver que deux caractéristiques de l’ancien logo :

  • évocation de la Halle au blé,  lieu dans lequel se tient le salon, puisque cette évocation est la « marque » principale du logo jusqu’à présent
  • une palette de couleurs réduite au strict minimum (2 couleurs, de préférence incluant le noir)

Une grande partie du travail de recherche s’est attaqué à la question suivante : comment évoquer le lieu du salon d’une façon plus graphique et plus évocatrice de la thématique du livre ? Autre objectif poursuivi sur ce point : rompre avec le côté statique de la figuration architecturale, transcrire un sentiment de modernité et de mouvement.

Une première recherche de stylisation du dôme m’a permis d’atteindre un résultat assez satisfaisant graphiquement (modernité stylistique, mouvement, économie de traits…). Mais l’évocation du lieu restait trop figurative et explicite à mon goût : le lieu du salon, la Halle au blé d’Alençon, est en effet un lieu qui accueille d’autres manifestations que le salon du livre.

La solution m’est apparue à la visite des lieux : la salle principale, couronnée d’une verrière, est « décorée » par des toiles suspendues par groupes de deux, qui contribuent à réduire l’exposition au soleil. En stylisant ces toiles à l’extrême, elles perdaient leur sens univoque problématique pour la raison évoquée précédemment. Elles pouvaient ainsi certes continuer à désigner le lieu pour ceux qui le connaissent, mais sans se réduire à cela (ne peut-on pas y voir une feuille de papier, un marque-page, une calligraphie…?), tout en apportant le mouvement et la touche graphique recherchées. Après un certain nombre de tentatives, le dessin a fini par trouver sa forme idéale, capable de faire office de lettre « L ».

Pour ce qui concerne le texte, le choix de la police, sans empattement, renforce le sentiment de modernité et garantit la lisibilité à toute taille.

Logo finalisé du salon du livre d'AlençonVersion retenue

Recherches pour le logo du salon du livre d'AlençonAutres pistes explorées

Le projet de gauche est l’aboutissement d’une recherche spécifique de stylisation du dôme du bâtiment accueillant le salon, la Halle au blé d’Alençon (voir ci-dessous)

La Halle au blé d'Alençon, avec son dôme

Dans la version retenue du logo, la forme du « L » évoque les toiles décoratives suspendues de l’espace accueillant le salon du livre.

Toiles de la Halle au blé ayant inspiré le L du logo du salon du livre

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Illustration pour un écrivain public

Illustration originale pour une biographe publique

Réalisée pour le compte de Sonia Brault, écrivain et biographe public, cette illustration a été simplement dessinée au crayon à papier (après des recherches de stylisation du personnage), scannée puis mise en couleurs sur ordinateur.

L’objectif principal était de transcrire la personnalité très ouverte et à l’écoute de Sonia. L’idée du crayon volant m’a semblé parfaite pour traduire la notion de légèreté qui sied bien au rapport qu’elle arrive à établir, tant avec ses interlocuteurs qu’avec la langue. Au-delà de la légèreté, c’est aussi un peu de poésie qui survient, et qui situe d’emblée son rôle d’assistance à l’écriture comme ne se limitant pas aux tâches administratives, et s’affranchissant d’un cadre trop strict où l’humain n’aurait pas sa place.
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